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Le pétrole grimpe, Opep, dollar et Iran en soutien

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19/05/2017 | 18:14

Londres (awp/afp) - Les cours du pétrole grimpaient à leur plus haut niveau en un an vendredi en fin d'échanges européens, soutenus par l'Opep, la faiblesse du dollar, et les inquiétudes autour des élections iraniennes.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 53,65 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,13 dollar par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de juin gagnait 1,08 dollar à 50,43 dollars.

Vers 15H10 GMT, le Brent a atteint 53,69 dollars et le WTI 50,45 dollars, au plus haut depuis un mois.

"Les investisseurs se focalisent sur la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui se tiendra" le 25 mai à Vienne, a expliqué David Madden, analyste chez CMC Markets.

"Des producteurs aussi importants que l'Arabie Saoudite et la Russie sont prêts à étendre les baisses de production, et d'autres pays les suivent. Quand des titans de l'industrie sont aussi clairs, les marchés les écoutent", a-t-il ajouté.

L'Opep et ses partenaires, dont la Russie, doivent décider de renouveler ou non leur accord de baisse de la production au-delà du premier semestre 2017, une mesure prise fin 2016 pour écluser les abondantes réserves mondiales.

"Le marché du pétrole a également été soutenu par le déclin du dollar, qui ajoute un bonus sympathique à la matière première", a souligné David Madden.

Les cours du pétrole sont fixés en dollars, et les pertes du billet vert font grimper le pouvoir d'achat des investisseurs utilisant d'autres devises pour acheter des barils.

D'autres analystes se tournaient par ailleurs sur l'élection présidentielle iranienne, qui se tient vendredi. Le président modéré en place, Hassan Rohani, brigue un second mandat pour poursuivre sa politique d'ouverture au monde.

S'il devait l'emporter, "les investissements occidentaux devraient permettre une hausse de la production iranienne dans les prochaines années", ont estimé les analystes de PVM.

"En revanche, si Ebrahim Raissi (candidat religieux conservateur proche du guide suprême Ali Khamenei, NDLR) est élu, les choses seraient différentes, car il a exprimé son opposition à l'accord sur le nucléaire, ce en quoi il rejoint le président américain Donald Trump", se sont-ils inquiétés.

js/acd/gib

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