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Le pétrole monte à New York, le marché surveillant l'Opep et l'Iran

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19/05/2017 | 15:20

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont ouvert en hausse vendredi à New York, le marché attendant les résultats du premier tour de l'élection présidentielle iranienne lors du week-end ainsi que la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) la semaine prochaine.

Vers 13H10 GMT, le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, gagnait 62 cents, à 49,97 dollars, sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le sentiment reste positif en attendant le sommet de l'Opep la semaine prochaine", a mis en avant Matt Smith, de ClipperData. "On continue à s'attendre à ce qu'elle prolonge ses quotas, voire les accentue. Cela contribue à soutenir les cours aujourd'hui".

L'Opep s'impose depuis janvier des quotas de production, aux cotés de partenaires comme la Russie, et ils ne sont pour l'heure prévus que jusqu'à la fin juin.

Certes, les investisseurs ne doutent guère que le cartel annoncera au moins une prolongation à l'occasion de son sommet du 25 mai puisque l'Arabie saoudite, son acteur dominant, et la Russie se sont prononcées en ce sens voici quelques jours.

"Mais, en réalité, s'ils veulent prolonger ou accroître ces plafonds... C'est qu'ils n'ont pas fonctionné pour le moment !", a reconnu M. Smith. "Donc, ce n'est pas une si bonne nouvelle".

Même si les experts s'attendent à un rééquilibrage d'ici la fin de l'année, le marché mondial reste pour le moment nettement surabondant, les investisseurs s'inquiétant notamment de l'accélération persistante de la production américaine.

A l'inverse de M. Smith, les experts de Commerzbank estimaient que "ce n'est pas sur l'Opep que les investisseurs se concentrent aujourd'hui mais sur l'Iran, où va avoir lieu le premier tour de l'élection présidentielle".

Les Iraniens votaient massivement vendredi pour élire leur président, un scrutin déterminant pour le sortant, Hassan Rohani, un réformiste dont la victoire serait a priori favorable pour les investissements pétroliers chez ce membre majeur de l'Opep.

En revanche, une victoire du conservateur Ebrahim Raissi, qui veut notamment remettre en cause l'accord de Téhéran avec les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien, aboutirait probablement à de "nouvelles sanctions" contre la République islamique, ont prévenu les experts de Commerzbank.

Cela pourrait soutenir les cours "en réduisant l'offre iranienne de pétrole, y compris à court terme", ont-ils conclu.

jdy/lla/cj

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