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Le pétrole monte légèrement, prudent face à la situation en Irak

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20/10/2017 | 21:36

New York (awp/afp) - Le pétrole a terminé en légère hausse vendredi à l'issue d'une séance hésitante, les investisseurs gardant un oeil sur la situation dans le nord de l'Irak secoué par des tensions entre Bagdad et les combattants kurdes.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a gagné 18 cents pour clôturer à 51,47 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a fini à 57,75 dollars, en hausse de 52 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Après près d'une semaine de tensions, les forces irakiennes ont repris vendredi aux combattants kurdes la dernière zone qu'ils contrôlaient dans la province de Kirkouk, riche en pétrole. Depuis le début de la semaine, elles ont aussi évincé les forces kurdes des provinces de Ninive (nord) et de Diyala (est).

Les marchés, après avoir fait grimper les cours en début de semaine par crainte de perturbations majeures, avaient été rassérénés jeudi par une déclaration jeudi du gouvernement du Kurdistan irakien se disant favorable à un dialogue avec le pouvoir central.

"On pensait que toute interruption de production de pétrole serait temporaire mais nous voilà à vendredi et la situation n'est pas revenue à la normale", a remarqué Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Le géant pétrolier américain Chevron a notamment annoncé vendredi suspendre "temporairement" ses opérations au Kurdistan irakien.

Quand la production aura repris normalement, les six champs pétroliers repris aux peshmergas dans la province de Kirkouk fourniront 340.000 barils par jour.

"Cependant, les tensions pourraient remonter, alors que (le géant russe du pétrole, NDLR) Rosneft a signé un contrat avec les Kurdes malgré les menaces de Bagdad. Le flux de brut qui va de Kirkouk à Ceyhan (en Turquie) restait également limité, même si une activité normale est attendue ce week-end", a souligné Stephen Brennock, analyste chez PVM.

- Environnement "difficile" -

Par ailleurs le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Mohammed Barkindo, a affirmé jeudi que le rééquilibrage du marché arrivait plus vite que prévu et qu'il "voyait la lumière au bout du tunnel".

Certains n'étaient toutefois pas complètement convaincus par son optimisme.

"C'est comme si un marathonien disait voir la ligne d'arrivée au kilomètre 21, quand il lui reste la moitié du chemin à faire", ont estimé les analystes de Commerzbank, pour qui "l'Opep produit déjà plus ou moins le volume de pétrole qui sera en demande l'année prochaine et le cartel aurait besoin de produire encore moins pour complètement rééquilibrer le marché".

Plusieurs signes d'un éventuel ralentissement de la production aux Etats-Unis ont également été dévoilés vendredi.

Le nombre de puits de pétrole actifs dans le pays est d'une part passé de 743 à 736 puits la semaine dernière, selon la société Baker Hugues. Cet indicateur est généralement considéré comme un baromètre avancé de la production.

Deux grandes entreprises de services aux majors pétrolières ont par ailleurs fait part à l'occasion de la publication de leurs résultats trimestriels de perspectives fragiles aux Etats-Unis, Schlumberger s'attendant à des investissements "modérés" des compagnies dans le pays, tandis que Baker Hugues a estimé que l'environnement restait "difficile" pour les activités du groupe.

js-jum/alb/pb

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