Actions : Trois conseils d'investissement

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13/12/2017 | 13:10
Dans l'espace Premium du site, nous présentons chaque mois plusieurs opportunités d’investissement bien étayées, et classées par styles d’investissement – croissance, rendement, et décotes.
La majorité de ces opportunités se retrouve au sein des trois portefeuilles Zonebourse, dans lesquels nos fonds propres sont investis. A date de rédaction, et depuis son lancement en 2001, le portefeuille Europe PEA retourne +844,7% (+27,9% en 2017) tandis que, depuis son lancement en 2013, le portefeuille US retourne +115,6% (+46,6% en 2017). 
 
Lancé cette année dans l’optique d’offrir aux membres Premium (parmi lesquels comptent plusieurs investisseurs insitutionnels) de nouvelles pistes pour diversifier leurs actifs, le portefeuille Asie retourne +22,8% depuis sa création.
 
Les opportunités mises en portefeuille sont sélectionnées à l’aide des mêmes filtres – rentabilité, solvabilité, croissance et solidité financière – que ceux appliqués aux investissements de notre fonds Europa One dont Commerzbank est le gérant (+34,57% depuis son lancement en Septembre 2015, classé premier sur un an parmi les 995 fonds de sa catégorie*).

D’autres opportunités – disons plus originales –  sont également présentées chaque mois dans l'espace Premium, parce qu’elles sortent des sentiers battus et présentent une optionalité risque/récompense intéressante. 
 
Détectées et suivies par les analystes expérimentés qui animent la rubrique Conseils, on pourrait qualifier ces opportunités de « situations spéciales » : reprises de dividende non-anticipées par le marché, forte décote sur la trésorerie nette, pessimisme extrême injustifié par rapport aux fondamentaux, arbitrages, etc. 
 
Voici trois exemples illustratifs des conseils publiés chaque mois.
 
Idorsia Pharmaceuticals (cotée en Suisse, et présentée à 11CHF par action)
 
Nous avions recommandé l’action Idorsia dès son introduction en bourse, le 16 juin dernier.
 

 
Parti de zéro (ou presque), Jean-Paul Clozel et son épouse – deux sommités de la recherche médicale – ont fondé Actelion en 1997. Quinze ans plus tard, profitable à chaque exercice, la compagnie devenait la plus large biotech européenne.

Au printemps 2017, Actelion fut acquise par Johnson & Johnson pour $30 milliards. Clozel a beau avoir toujours défendu son indépendance bec et ongles, la pression de ses puissants actionnaires l’a finalement contraint à accepter l’offre (plusieurs fois réévaluée à la hausse) du géant américain.

A une condition cependant : qu’il puisse garder la main sur le très prometteur pipeline de molécules en développement, car il y voyait un potentiel « deuxième Actelion » en devenir.

Sorti d’Actelion au moment de la transaction, ce pipeline de molécules que Clozel n’a voulu céder à aucun prix se retrouve désormais hébergé au sein d’une nouvelle société : Idorsia, à peine introduite en bourse.

Bien capitalisé (plus d’un milliard de francs suisses en trésorerie), avec plusieurs molécules à fort potentiel et en stade avancé de développement, une équipe éprouvée, des capacités de recherche sans équivalent en Europe et un plan crédible pour atteindre la profitabilité d’ici deux ans, Jean-Paul Clozel (déjà actionnaire majoritaire d’Idorsia) semble bien parti pour rééditer avec sa nouvelle compagnie l'exploit réalisé chez Actelion.

Renault (cotée en France, et présentée à 75EUR par action)

Nous avions analysé puis valorisé Renault à l’aide d’une somme de ses trois parties : l’activité manufacturière, l’activité financement (la plus rentable), et la participation dans Nissan.
 

 
En 2016, l’activité manufacturière de Renault réalisait 2,3 milliards d’euros de résultat d’exploitation. La tendance 2017 est encourageante, car en nette progression — difficile cependant d’estimer à quel point du cycle nous nous trouvons.
 
En valorisant cette activité à seulement huit fois ses profits d’exploitation, nous obtenions un montant (arrondi) de 18 milliards.
 
L’activité financement réalisait de son côté 905 millions d'euros de résultat pré-taxes pré-intérêts en 2016. Nous avions fait au plus expéditif, et simplement compté celle-ci pour zéro.

Renault, enfin, détient une participation de 43% dans Nissan. Le constructeur japonais était (et est toujours) valorisé en bourse à hauteur de 35 milliards d’euros ; la participation du Français valait donc (et vaut toujours !) 15 milliards au marché.
 
Nous additionnions ensuite l’ensemble des trois parties, et obtenions ainsi un total de 33 milliards d’euros. Il n’y avait aucune dette à retrancher puisque la trésorerie couvrait l’ensemble des obligations financières à long terme — provisions et plan de pension inclus.
 
Cette valorisation de 33 milliards divisée par le nombre de titres (274 millions) nous donnait une valeur « équitable » de 120 euros par action Renault.

Rapporté à un prix de 75 euros à date de publication du conseil, il y avait donc une très substantielle décote.
 
LyondellBasell (cotée aux Etats-Unis, présentée à 85USD par action)
 
Multinationale américaine domiciliée aux Pays-Bas, spécialisée dans la chimie et la pétrochimie avec l’essentiel de ses installations aux Etats-Unis et en Europe, LyondellBasell — bien que largement méconnue du public — enchaîne les records de performance financière depuis sa faillite et sa réorganisation il y a sept ans.
 

 
L’opportunité est typique des filtres quantitatifs Zonebourse : bilan-forteresse, croissance des profits, révision à la hausse du consensus et valorisation abordable.

La compagnie maintient sous la direction de Bob Patel (un ancien de Chevron) une admirable discipline financière : strict contrôle des coûts (en la matière la plus efficace parmi ses pairs), optimisation des actifs (cession des activités moins rentables), croissance organique et raisonnée, investissements opportunistes — le tableau est presque trop parfait.

A date de publication du conseil (et de la mise en portefeuille), Lyondell décotait par rapport à tous ses pairs malgré une rentabilité des capitaux propres trois à quatre fois supérieure, et s’échangeait à moins de dix fois ses profits, une valorisation décidément très abordable pour une affaire de cette qualité.
 
Pour retrouver tous les conseils, la composition des portefeuilles (avec alertes en temps réel par e-mail et, en option, par SMS à chaque opération d'achat ou de vente), nos sélections d'actions classées par stratégie (croissance, rendement, décotes), le Market Sreener (pour balayer en un clin d'œil toutes les cotes mondiales), et l'application iPhone/iPad pour profiter partout du contenu Zonebourse (et des cotations en temps réel ou différé sur tous les marchés), découvrez l'espace Premium.



Performance nette de frais au 12/12/2017, source Morningstar. Europa One, 1er du classement Morningstar du 01/11/2016 au 31/10/2017, catégorie "Actions Europe grandes Cap Mixtes". Les performances et classements passés ne sont pas un indicateur fiable des performances et classements futurs. Le fonds Europa One n'est pas garanti en capital.

Thomas Gouttman
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