Candriam : l'économie mondiale est plus stable et plus dynamique

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06/12/2017 | 11:55

(AOF) - « Le monde est en train de changer de façon positive », a déclaré Anton Brender, chef économiste chez Candriam en amorce d’une présentation consacrée aux perspectives macroéconomiques 2018. La croissance mondiale a nettement accéléré en 2017 et est en passe d’atteindre 3,6 %, son niveau le plus élevé depuis six ans grâce à de bonnes surprises dans les économies avancées. Au sein des pays émergents, l’accélération de l’expansion économique vient principalement des producteurs de matières premières : Russie, Brésil…

Non seulement la hausse du PIB a accéléré, mais l'économie mondiale semble plus stable. La volatilité du PIB mondial a ainsi été divisée par deux ces dernières années. Anton Brender souligne tout d'abord que la contribution de la Chine et de l'Inde à la croissance reste forte et relativement stable.

Le chef économiste de Candriam fait ensuite remarquer que si l'intégration commerciale au niveau du globe ne progresse plus, la "déglobalisation" n'est une réalité que pour les flux de capitaux les plus volatils. Les flux bancaires internationaux à l'origine de plusieurs crises se sont ainsi considérablement réduits.

Dernier élément contribuant à une moindre instabilité de l'économie mondiale, les déséquilibres des comptes courants se sont réduits depuis la crise financière de 2007. Dans les pays développés, le poids de l'endettement du secteur privé s'est stabilisé tandis que, dans les émergents, seuls quelques pays – surtout des exportateurs de matières premières – dépendent, pour le financer, de l'épargne du reste du monde. Ils ne sont de plus pas assez importants pour être une source de risque systémique. Quant à la Chine, dont l'endettement a fortement progressé depuis 2007, elle finance sa dette par sa propre épargne. Comme autre raison de ne pas être particulièrement inquiet de l'endettement de la l'Empire du milieu, Anton Brender met en avant la gestion relativement efficace de l'économie par le gouvernement.

Le chef économiste de Candriam en conclut que la dette ne constitue pas une inquiétude pour la croissance de l'économie mondiale.

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