L'ex-présidente de Corée du Sud présente ses excuses

Envoyer par e-mail
21/03/2017 | 04:47

(Précisions sur l'interrogatoire)

SEOUL, 21 mars (Reuters) - L'ex-présidente de Corée du Sud, Park Geun-hye, a présenté ses excuses à son pays, avant d'être longuement interrogée dans les locaux du parquet mardi dans le cadre de la vaste affaire de corruption ayant débouché sur sa destitution.

"Je suis désolée pour tous ces gens. Je coopérerai sincèrement avec les enquêteurs", a-t-elle déclaré devant les journalistes sur les marches du bâtiment, à son arrivée.

Il s'agissait de ses premiers commentaires adressés directement au public depuis sa destitution le 10 mars.

L'ancienne présidente a quitté le bâtiment près de 22 heures plus tard, tôt mercredi matin, juste avant 07h00, sans répondre aux questions des journalistes, s'engouffrant dans une voiture qui l'attendait pour la ramener chez elle.

L'interrogatoire lui-même a duré 14 heures et s'est achevé peu avant minuit mardi, a dit un de ses avocats, Sohn Bum-gyu.

Park Geun-hye, qui est âgée de 65 ans, est accusée, avec une de ses amies, Choi Soon-sil, d'avoir fait pression sur des grandes entreprises pour qu'elles effectuent des dons à deux fondations qui soutenaient ses projets politiques.

Le ministère de la Culture a annoncé lundi la suppression des licences accordées à ces deux fondations.

Park Geun-hye, qui nie toute malversation, a perdu son immunité présidentielle avec sa destitution et peut donc être jugée. Elle encourt plus de dix ans de prison si elle est reconnue coupable d'avoir touché des pots-de-vin des patrons de grands conglomérats.

Elle était accompagnée lors de son interrogatoire par deux de ses avocats. L'un d'eux, Yoo Yeong-ha, est surnommé "Gilet pare-balles". C'est son porte-parole juridique depuis le début de l'affaire en octobre dernier.

Park Geun-hye a refusé que son interrogatoire soit enregistré par les caméras vidéo, a annoncé le parquet.

Une élection présidentielle aura lieu le 9 mai pour lui choisir un successeur. Un membre de l'opposition libérale, Moon Jae-in, est en tête dans les sondages. (Joyce Lee, Christine Kim et Jack Kim, Danielle Rouquié et Gilles Trequesser pour le service français)

© Reuters 2017
Envoyer par e-mail