La Chine devrait moins emprunter à la Banque mondiale, selon Washington

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11/10/2017 | 19:30

Washington (awp/afp) - Washington aimerait voir la Chine emprunter moins auprès des institutions financières internationales, plus particulièrement à la Banque mondiale, a affirmé un haut responsable du Trésor américain mercredi.

"Une de nos priorités (...) est que le FMI et la Banque mondiale se focalisent sur une utilisation efficace de leurs ressources", a indiqué ce responsable peu avant la tenue des réunions d'automne à Washington des institutions financières internationales.

"Cela signifie par exemple que dans le cadre du reclassement des pays emprunteurs par la Banque mondiale, ceux qui ont atteint un succès et dont le revenu par tête d'habitant a progressé devraient réduire leurs emprunts auprès des institutions financières internationales et laisser les ressources aux pays qui en ont davantage besoin", a indiqué ce représentant de l'administration Trump, sous couvert de l'anonymat.

"La Chine est le plus gros emprunteur de la Banque mondiale avec 2,4 milliards de dollars en 2015", a-t-il ajouté. "La priorité pour les institutions financières internationales est de prêter aux pays qui en ont vraiment besoin (...). Ce n'est pas le cas pour l'instant", a affirmé ce dirigeant du Trésor.

Evoquant l'économie des Etats-Unis, ce responsable a repris le leitmotiv de l'administration Trump en affirmant que "la plus haute priorité de ce gouvernement est d'accélérer la croissance aux Etats-Unis et par là dans le reste du monde".

Interrogé sur le fait que le FMI avait un peu révisé en baisse ses prévisions d'expansion de la première économie mondiale à 2,2% cette année (contre 2,3% prévu précédemment) et 2,3% en 2018 (contre 2,5%), ce responsable a repoussé le jugement de l'institution monétaire. "Le FMI n'est pas vraiment l'institution capable d'évaluer ces chances", a-t-il affirmé.

Il a assuré que la réforme américaine des impôts était sur les rails "afin de relever le revenu réel moyen des Américains". Il a rejeté les conclusions d'études, notamment du FMI, qui affirment qu'une réduction de la progressivité de l'impôt creuse les inégalités.

"J'ai une opinion très ferme sur ce sujet. Quand vous réduisez les impôts, vous créez des emplois et cela accroît le revenu moyen, ce qui est l'objectif de cette politique", a-t-il dit avant de lancer: "Le FMI a d'autres choses à faire dans le monde qu'à se mêler du débat fiscal aux Etats-Unis".

afp/rp

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