Les Bourses européennes ont toutes fini en nette baisse

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12/06/2017 | 18:40

PARIS (awp/afp) - Les Bourses européennes ont toutes fini en nette baisse lundi, sur fond d'incertitudes politiques en Angleterre et de craintes pour les valeurs technologiques.

"Il y a clairement une craintes sur les valeurs technologiques. Le mouvement a commencé vendredi aux États-Unis avant de migrer sur l'Europe lundi", a observé auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Vendredi, un crash éclair des valeurs phares du secteur technologique avait fait baisser le Nasdaq américain de 1,80% même si le Dow Jones avait gagné 0,42%, établissant un nouveau record. Lundi à 16H GMT, le Nasdaq cédait à nouveau 0,57%, le Dow Jones reperdant 0,25%.

Les incertitudes politiques pèsent aussi, après la déconvenue de Theresa May, chef du gouvernement anglais, lors des législatives anticipées de jeudi, qui "va laisser des traces et très probablement lui faire perdre la tête de son parti politique (Tories)", ont prédit les experts de Mirabaud Securities.

"Les seules questions sont combien de temps" elle "peut rester, et si les discussions sur le Brexit la semaine prochaine vont pouvoir commencer comme prévu", a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

L'Eurostoxx 50 a terminé en baisse de 1,12%.

A Paris, l'indice CAC 40 a reculé de 1,12% à 5.240,59 points. Côté valeurs, le secteur technologique s'est enfoncé, à l'image d'Atos (-4,55% à 124,80 euros) et Cap Gemini (-1,84% à 91,22 euros). Net recul aussi des banques: Société Générale (-2,14% à 46,98 euros), BNP Paribas (-1,74% à 63,39 euros) et Crédit Agricole (-1,65% à 14,02 euros). A l'inverse, Renault a été dynamisé (+2,25% à 86 euros) par une recommandation réitérée à "acheter" par Citi.

Le laboratoire Sanofi a reculé de 1,50% à 84,85 euros et démenti avoir pratiqué une politique consistant à sous-évaluer et classer des salariés pour les licencier plus facilement, comme l'en accuse le syndicat FO. Elis (services aux entreprises et aux collectivités) a reculé de 1,16% à 19,67 euros, après être "parvenu à un accord" avec son concurrent Berendsen, sur l'acquisition du britannique par le français, qui pourrait être conclue au second semestre.

Le restaurateur Groupe Flo a marqué le pas (-2,99% à 0,65 euro), l'augmentation de capital destinée à concrétiser son rachat par Groupe Bertrand s'effectuant à 10 centimes d'euros l'action, contre 67 centimes en clôture vendredi. Pour ses premiers pas en Bourse, Antalis, filiale du papetier Sequana (-1,71% à 1,38 euro), a gagné 2,67% à 3,08 euros.

A Londres, l'indice FT SE a fini en repli de 0,21% à 7.511,87 points. Dans le secteur de la technologie, le groupe de logiciels Micro Focus International a perdu 3,80% à 2.404 pence et le spécialiste des services de paiement Worldpay 1,15% à 309,30 pence.

Le laboratoire AstraZeneca a perdu 0,97% à 5.285 pence. Son directeur général Pascal Soriot a tempéré, dans le Financial Times, les attentes autour de son nouveau traitement contre le cancer du poumon, potentiellement très rémunérateur.

Les groupes aurifères ont subi le repli des cours de l'or: Fresnillo a fondu de 4,87% à 1.641 pence et Randgold Resources de 1,91% à 7.455 pence. Les pétrolières ont profité d'un rebond des cours du brut: Royal Dutch Shell (action "B") a pris 1,56% à 2.185,50 pence et BP 0,66% à 470,90 pence.

A Francfort, l'indice DAX a a perdu 0,98% à 12.690,44 points, l'indice allemand TecDax regroupant des valeurs technologiques plus petites reculant même de 2,6% à 2.246,84 points. Aixtron, fabricant de machines lié au secteur des semi-conducteurs, a lâché 7,76% à 5,55 euros.

Côté automobiles, Volkswagen a pris 1,70% à 134,85 euros, BMW 0,56% à 84,90 euros et Daimler 0,27% à 65,64 euros. Le cimentier HeidelbergCement a engrangé 0,78% à 85,10 euros, aidé par une recommandation à l'achat du titre par la banque Merrill Lynch.

A Amsterdam, l'indice AEX a baissé de 1,03% à 521,89 points. Le fabricant néerlandais de systèmes de lithographie ASML a perdu 3,92% à 115,20 euros, et la holding de télécoms Altice 2,15% à 22,76 euros. Le chimiste et pétrolier Vopak a pris 1,97% à 41,76 euros et le groupe de forage pétrolier et gazier SBM 1,41% à 13,99 euros.

A Bruxelles, l'indice BEL 20 a abandonné 1,19% à 3.899,49 points. Plus sévère des 17 baisses, Telenet Group Hold (-2,73% à 59,48 euros). Plus forte hausse, l'assureur Ageas (+0,52% à 36,39 euros).

L'indice SMI de la bourse suisse a baissé de 0,43% à 8.807,85 points, dans le sillage du groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB (-1,42% à 24,23 francs suisses) et du chimiste de spécialités Lonza (-2,90% à 197,30 francs suisses). Les bancaires ont mieux résisté: UBS a cédé 0,13% à 15,47 francs suisses et Credit Suisse 0,89% à 13,31 francs suisses. Seuls deux titres ont réussi à terminer dans le vert: le réassureur Swiss Re (+0,92% à 88,05 francs suisses) et le laboratoire pharmaceutique Roche (+0,73% à 249,60 francs suisses).

A Madrid, l'indice IBEX a perdu 1,24% à 10.842,4 points. Les banques ont toutes clôturé en baisse. Santander a cédé 0,90% à 6,07 euros, CaixaBank 2,05% à 4,11 euros et BBVA 1,45% à 7,35 euros. Le gestionnaire d'aéroports Aena a lâché 2,75% à 178,65 euros et le groupe autoroutier Abertis clôturé stable à 16,34 euros. Deux valeurs ont monté, le distributeur Dia (+0,49% à 5,58 euros) et le groupe d'ingénierie pétrolière Técnicas Reunidas (+1,45% à 34,21 euros).

A Milan, l'indice MIB a perdu 1% à 20.910 points, tiré par le groupe de forages pétroliers Saipem (+5,23% à 3,62 euros), UBI Banca (+3,87% à 3,488 euros) et Hera (+1,86% à 2,964 euros). StMicroelectronics a chuté de 9,19% à 13,93 euros, suivi de Ferrari (-3,86% à 78,56 euros) et Leonardo (-2,93% à 15,57 euros).

A Lisbonne, l'indice PSI 20 a baissé de 0,77% à 5.258,00 points, pénalisée par le titre de l'électricien EDP (-3,09% à 3,17 euros), le papetier The Navigator Company (-1,89% à 3,89 euros) et le gestionnaire de réseau électrique REN (-1,53% à 2,83 euros). En revanche, la banque BCP a progressé de 1,36% à 24 centimes d'euro.

bur-nth/az

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