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Le pétrole repart en baisse avec le rebond du dollar

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11/01/2019 | 16:05

Londres (awp/afp) - Les cours du pétrole reculaient vendredi en cours d'échanges européens avec le rebond du dollar et après neuf séances consécutives de hausse.

Vers 15H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 60,56 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,12 dollar par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance cédait 90 cents à 51,69 dollars une heure après son ouverture.

La vigueur du dollar, monnaie de référence du pétrole, rend les achats d'or noir plus coûteux pour les investisseurs utilisant d'autres devises.

Alors que le billet vert avait commencé la journée en berne, vers 09H40 GMT, le Brent a atteint son plus haut en un mois à 62,49 dollars, tandis que le WTI avait également grimpé à son plus haut en un mois à 09H25 GMT, à 53,31 dollars.

Les investisseurs ont repris goût pour les actifs plus risqués, comme le pétrole, alors que les négociations à Pékin sur les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis semblent s'être déroulées sans accroc en début de semaine.

Le marché restait également focalisé sur l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), qui a promis avec ses partenaires de réduire ses exportations d'or noir début décembre.

L'Arabie saoudite, tête de file de l'Organisation, a annoncé mercredi compter réduire ses exportations en janvier et en février.

"Le meurtre (du journaliste saoudien Jamal) Khashoggi ne fait plus les gros titres, donc le royaume retourne à la normale, ce qui inclut réduire sa production pour soutenir les prix", a estimé Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

Après le meurtre de M. Khashoggi, l'Arabie saoudite avait fait face aux critiques internationales, notamment de son allié américain. De nombreux acteurs du marché jugent que le premier exportateur mondial avait laissé les cours chuter sans intervenir fin 2018 pour satisfaire Washington, alors que le président Donald Trump tempêtait contre le prix trop élevé du carburant.

js/jbo/nas

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