Londres (awp/afp) - Les prix du pétrole se maintenaient en légère baisse jeudi en cours d'échanges européens, après des stocks américains plus élevés que prévu et sur fond d'interrogations sur l'accord de l'Opep et ses partenaires pour réduire la production.

Vers 15H00 GMT (16H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 59,87 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 28 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour janvier perdait 39 cents à 50,76 dollars une heure après son ouverture.

"Le prix du pétrole ne parvient pas à rebondir et est bloqué à 51 dollars (pour le WTI, ndlr), alors que la plupart des investisseurs parient sur une baisse du baril", a commenté Carlo Alberto De Casa, analyste pour ActivTrades.

Selon lui, "chaque fois que le marché tente de se rétablir, il y a une impulsion à la baisse, les opérateurs y voyant une opportunité de vente".

Mercredi, les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé moins fortement qu'anticipé par les analystes, selon l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA), ce qui a pesé sur les cours.

Les réserves commerciales de brut ont baissé de 1,2 million de barils lors de la semaine achevée le 7 décembre, alors que les analystes anticipaient une baisse plus marquée de 3,5 millions de barils.

Le marché n'a par ailleurs pas réagi jeudi à la publication par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) de son rapport mensuel qui a estimé que les cours plus bas du brut, susceptibles de doper la consommation, seraient compensés par de moins bonnes perspectives économiques.

Les marchés pourraient en outre selon les analystes de Société Générale "vouloir attendre la mise en place des baisses de production décidées par l'Opep+ notamment du fait du manque de détail dans le récent accord".

De leur côté, les analyses de Commerzbank estiment que cette réduction "va éliminer l'offre excédentaire dans le courant de l'année prochaine et aider le Brent à se reprendre".

L''Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, Russie en tête, ont décidé la semaine dernière à Vienne de baisser la production de 1,2 million de barils par jour à partir de janvier pour faire remonter les prix.

afp/rp