CAC40 : pire entame de 4ème trimestre depuis 2011, banques -5%

21/09/2020 | 15:29
(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris débute le 4ème trimestre boursier de la pire façon depuis des années (-3,1% vers 4.820, les 4.800 sont menacés), au lendemain d'une séance des '4 sorcières' déjà atypique et qui s'était soldée par un repli inhabituel des indices à l'issue d'un trimestre franchement 'bullish' outre-Atlantique.

La peur d'un possible reconfinement -au moins partiel- de nos économies remonte brutalement alors que les médias multiplient les reportages démontrant la recrudescence des cas de contamination au Covid-19, avec la présentation de courbes paraboliques (plus on teste, plus on détecte de personnes 'positives') et des scénarios de multiplication des décès d'ici 1 mois qui égaleraient le décompte macabre de la mi-mars en Europe.

Les marchés ont ignoré la 'peur' tout l'été, mais ils prennent conscience avec l'exemple britannique que les gouvernements sont prêts à casser les reins de la reprise au nom de la sécurité sanitaire.

Et pour ne rien arranger, voilà que le secteur bancaire s'effondre de -5% avec une enquête baptisée 'FinCEN Files' qui révèle que la banque néerlandaise ING (-10%) et d'autres banques européennes de 1er plan auraient participé au recyclage de fonds douteux en provenance de Russie.

Deutsche Bank serait également impliquée et la question que le marché se se pose est : 'qui ne l'est pas'.

Wall Street pourrait être fortement secoué ce lundi : le Dow Jones chutent de -620Pts (-2,5%) et le Nasdaq Composite perdrait 2% en préouverture, enfonçant le seuil des 10.800 points.

'L'Europe continue d'évoluer dans la mauvaise direction, et à un rythme rapide qui menace de la faire passer devant les Etats-Unis en termes de nouvelles contaminations', s'alarment ainsi les équipes de Danske Bank.

'La France, l'Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont été sévèrement touchés, tandis que des pays comme l'Allemagne et l'Italie semblent pour le moment préservés en dépit d'une récente remontée des infections', poursuit la banque danoise.

'Un élément important est l'absence de remontée significative des chiffres des décès', note l'établissement nordique (mais en France, des épidémiologistes viennent présenter des scénarios catastrophes pour dès mi-octobre sur les plateaux des chaines d'Info).

Dans ce contexte, les intervenants de marché seront particulièrement attentifs, mercredi, aux derniers indices d'activité PMI afin de savoir comment l'économie européenne a fini le troisième trimestre, en particulier au niveau des secteurs les plus exposés à la consommation.

Les opérateurs s'intéresseront également, à partir de demain, à l'intervention de Jerome Powell, le président de la Fed, qui présentera devant les parlementaires de Washington la réponse mise en place par son institution face à la crise du coronavirus.

Pour mémoire, cela fait trois mois que le marché parisien affiche une certaine morosité, ce qui se solde par une stagnation puisque le CAC n'a engrangé que 1% environ depuis le 15 juin dernier.

'La multiplication des 'faux départs' haussiers bloque l'évolution court terme, annonçant seulement pour le moment de faibles objectifs à 5080 et 5155 points', expliquent les équipes de Kiplink Finance.

'A contrario, les supports principaux à 4955 et 4910 points restant les premiers seuils sensibles à un début d'inversion de tendance', préviennent-ils.

Du coté des valeurs, BNP-Paribas et Sté Générale dévissent de -5%, à égalité avec Renault.

Vallourec (-6,5%) annonce avoir reçu l'accord, à la majorité requise, des porteurs de chacune des émissions obligataires soumises au droit américain et venant à maturité en 2022 et en 2023, pour nommer un mandataire ad hoc sans que cette action constitue un cas de défaut.
Dans son sillage, CGG plonge de -7%.

Sanofi indique qu'une présentation de dernière minute au congrès de l'ESMO montre qu'une monothérapie par Libtayo a réduit le risque de décès de 32%, comparativement à la chimiothérapie, chez les patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules.

Iliad fait part d'une offre publique d'achat portant sur l'opérateur de télécommunications polonais Play, pour un montant en numéraire de 39 zlotys par action (environ 2,2 milliards d'euros pour 100% du capital, et environ 3,5 milliards en valeur d'entreprise).


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