Dans leur lettre, les chefs d'entreprise dénoncent l'inaction du Sénat après les récentes fusillades de masse au Texas, dans l'Ohio, dans le Nevada ou en Caroline du Sud.

"Il est tout simplement inacceptable de ne rien faire face à la crise de la violence par armes à feu aux Etats-Unis et il est temps de se ranger du côté de l'opinion publique américaine au sujet du contrôle des armes", peut-on lire dans la lettre adressée au Sénat, selon le New York Times qui en a le premier obtenu une copie.

Le président républicain du Sénat, Mitch McConnell, a jusqu'ici systématiquement refusé de mettre à l'ordre du jour diverses propositions de lois votées par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, pour renforcer le contrôle des armes à feu.

"Nous vous écrivons parce que nous avons la responsabilité et l'obligation de défendre la sécurité de nos employés, de nos clients et de tous les Américains(...)", ajoutent les dirigeants de Gap, Levi Strauss, Uber ou Twitter.

Après la fusillade d'El Paso, au Texas, le mois dernier, Walmart et d'autres chaînes de supermarchés ont demandé à leurs clients de ne plus porter ouvertement d'armes quand ils font leurs courses, malgré les protestations de la NRA, le lobby des armes à feu, qui milite activement contre toute restriction du port d'armes.

(Susan Heavey; Tangi Salaün pour le service français)

Valeurs citées dans l'article : Walmart Inc., New York Times Co