L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 06H00 GMT (09/11)

Envoyer par e-mail
09/11/2019 | 07:00

L'EX-PRÉSIDENT BRÉSILIEN LULA SORT DE PRISON

BRASILIA - L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, dit Lula, est sorti de prison vendredi, après plus d'un an et demi de détention, à la suite d'une décision favorable de la Cour suprême.

L'ex-dirigeant du Parti des travailleurs (PT), qui purgeait une peine pour corruption, a été accueilli par une foule de partisans devant lesquels il a tenu un meeting improvisé.

Sa libération a été ordonnée par la justice vendredi, au lendemain d'un arrêt de la Cour suprême brésilienne qui a mis fin à l'emprisonnement obligatoire des condamnés avant l'épuisement de tous leurs recours, ouvrant potentiellement la voie à la remise en liberté de plusieurs milliers de personnes.

Lula avait été incarcéré en avril 2018 à la suite d'une condamnation à huit ans et dix mois de prison pour avoir accepté des pots-de-vin en échange de l'attribution de contrats gouvernementaux.

La décision des onze juges de la Cour suprême, approuvée par six voix contre cinq, enterre une jurisprudence mise en place il y a trois ans et qui a contribué au succès de l'enquête anti-corruption "Lavage express" ("Lava Jato").

---

USA-CHINE-TRUMP DIT NE PAS AVOIR DONNÉ SON ACCORD À UNE LEVÉE DES DROITS DE DOUANE

WASHINGTON - Donald Trump a déclaré vendredi à des journalistes ne pas avoir donné son accord à la levée des droits de douane imposés à la Chine et précisé qu'un accord commercial entre Pékin et Washington serait signé aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis et la Chine se sont mis d'accord pour lever par étapes les droits de douane supplémentaires qu'ils se sont imposés ces derniers mois, dans le cadre de la première phase d'un accord censé mettre fin à leur guerre commerciale.

Cette perspective suscite une vive opposition de la part de plusieurs de conseillers de Donald Trump qui espère signer la "phase 1" de l'accord avec son homologue Xi Jinping avant la fin de l'année.

---

NOUVEAU WEEK-END DE MANIFESTATIONS À HONG KONG APRÈS LA MORT D'UN ÉTUDIANT

HONG KONG - Les manifestants hongkongais prévoient des rassemblements pour le 24e week-end consécutif, y compris dans des centres commerciaux dimanche, dont certains ont débuté pacifiquement ces dernières semaines avant de sombrer dans le chaos.

Des appels à la grève générale et au blocage des transports à travers la ville ont également été lancées pour la journée de lundi, des propositions n'ayant pas abouti par le passé.

Le week-end devait débuter par un rassemblement samedi pour le 30ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin mais il a été reporté. Un autre rassemblement, autorisé par la police hongkongaise, visant à "soutenir les martyrs" doit se tenir dans la soirée au parc Tamar, devant des bâtiments du gouvernement.

Un étudiant de l'université de Hong Kong qui avait fait une chute accidentelle lors des manifestations du week-end dernier est décédé vendredi. Sa mort devrait entraîner de nouvelles manifestations et alimenter la colère contre la police, qui fait déjà l'objet d'immenses pressions.

---

ANKARA RENVERRA À PARTIR DE LUNDI LES DJIHADISTES ÉTRANGERS DANS LEUR PAYS D'ORIGINE

ANKARA - La Turquie commencera lundi à renvoyer dans leur pays d'origine les militants étrangers du groupe Etat islamique qui ont été capturés, a annoncé le ministre turc de l'Intérieur, Suleyman Soylu, cité par l'agence Anadolu.

Ankara critique de longue date le refus de ses alliés européens de prendre en charge leurs ressortissants partis se battre en zone irako-syrienne. "Nous leur disons: nous allons rapatrier ces individus chez vous et nous commencerons lundi", a déclaré le ministre.

---

OTAN-MACRON PROVOQUE UNE ONDE DE CHOC AVANT LE SOMMET ANNIVERSAIRE

PARIS - A un mois du sommet des 70 ans de l'Otan, les propos d'Emmanuel Macron sur une Alliance atlantique en état de "mort cérébrale" provoquent une onde de choc et relancent le débat sur le devenir et la finalité stratégique de l'organisation, déjà sous le coup des critiques répétées de Donald Trump.

Depuis sa diffusion jeudi, l'interview du chef de l'Etat français dans The Economist n'en finit plus de susciter des remous, de Berlin - où la chancelière Angela Merkel a pris ses distances avec un jugement "radical" - à Moscou où le ministère des Affaires étrangères a salué des "paroles sincères".

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a pour sa part assuré que l'Alliance était "forte", le Premier ministre canadien Justin Trudeau a insisté sur son "rôle extrêmement important" et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a estimé que l'Otan restait "historiquement un des partenariats stratégiques les plus importants".

Les déclarations du chef de l'Etat français - notamment sur le devenir de l'article 5 de l'Otan, pierre angulaire du traité qui prévoit une solidarité automatique en cas d’agression contre un des Etats membres - laissent présager de vifs débats dans la capitale anglaise les 3 et 4 décembre entre les 29 pays membres.

---

RETRAITES-BERGER DÉPLORE LES "ATERMOIEMENTS" DE L'EXÉCUTIF, DELEVOYE PERSISTE

PARIS - Laurent Berger, qui soutient le principe d'un futur système universel des retraites à points, a dénoncé vendredi les "atermoiements" du gouvernement sur la réforme et l'a pressé de "sortir du bois" sans délai au risque de s'aliéner l'ensemble des organisations syndicales, CFDT y compris.

Les tiraillements au sein de l'exécutif sur le calendrier et les modalités du système censé entrer en vigueur en 2025 ont paru au grand jour après que le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, eut exprimé son opposition à l'option dite de la "clause du grand-père" avancée par Emmanuel Macron pour limiter l'application de la réforme aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail à partir de cette date.

Dans un rappel à l'ordre voilé, la porte-parole du gouvernement a déclaré jeudi qu'il n'y avait qu'une seule ligne dans l'équipe gouvernementale sur ce dossier qui menace d'aggraver un climat social déjà très tendu.

"Aujourd’hui, le gouvernement, par ses atermoiements, donne à penser que cette réforme, ils en auraient peur parce qu’elle serait punitive", a réagi le secrétaire général de la CGT sur RTL.

---

FRANCE-MALAISE AUTOUR D'UNE MANIFESTATION ANTI-ISLAMOPHOBIE

Une manifestation contre l'islamophobie prévue dimanche à Paris embarrasse le monde politique et syndical français, ajoutant au malaise ambiant sur le principe de laïcité en France.

Un trouble alimenté par la résurgence du débat sur le port du voile islamique, la lutte contre le communautarisme et le durcissement de la politique migratoire du gouvernement.

La marche dominicale, qui partira de la gare du Nord, fait suite à une tribune publiée dans Libération et signée d'une cinquantaine de personnalités, dont la totalité des députés La France insoumise, le fondateur du parti Génération.s Benoît Hamon, l'élu communiste Ian Brossat et le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

---

FORTE DEMANDE POUR LES ACTIONS FDJ AU LANCEMENT DE LA SOUSCRIPTION

PARIS - La Française des Jeux , qui doit entrer en Bourse le 21 novembre, enregistre un afflux de demandes pour ses titres, déjà entièrement souscrits pour le volet réservé aux investisseurs institutionnels, a déclaré vendredi à Reuters une porte-parole de l'Agence des participations de l'Etat.

Le gouvernement français a enclenché jeudi la plus importante vague de privatisations depuis plus d'une décennie en lançant le processus d'introduction en Bourse de la loterie nationale, la plus importante cotation de l'année. L8N27N8N1

L'offre de titres de la FDJ réservés aux investisseurs institutionnels a été intégralement souscrite dans les premières heures qui ont suivi l'ouverture de la souscription jeudi et les demandes se poursuivent, a indiqué la porte-parole.

Côté particuliers, pour lesquels jusqu'à un tiers des titres pourraient être réservés, la demande d'actions FDJ s'élève déjà à l'équivalent de 200 millions d'euros, soit un tiers de la tranche qui leur est allouée.

---

CARLOS TAVARES PRÊT À GARDER TOUTES LES MARQUES DE PSA ET FCA

PARIS - Carlos Tavares, président du directoire de PSA, s'est dit vendredi prêt à garder toutes les marques de son groupe et de Fiat Chrysler Automobiles en cas de fusion entre les deux constructeurs, tout en veillant à ce qu'elles ne se cannibalisent pas.

PSA et FCA ont annoncé la semaine dernière un projet de fusion à 50 milliards de dollars qui doit donner naissance au quatrième constructeur automobile mondial avec environ 8,7 millions de véhicules vendus.

"L'entité qui résulterait de ce rapprochement aurait effectivement un nombre de marques important", a dit Carlos Tavares sur BFM Business. "Cela fait partie des enjeux que de bien gérer la complémentarité de ces marques pour couvrir le marché."

"Aujourd'hui, je ne vois pas de nécessité, si ce 'deal' venait à se conclure, de supprimer des marques parce qu'elles ont toutes leur histoire, elles ont toutes leur force", a-t-il ajouté.

© Thomson Reuters 2019
Envoyer par e-mail