La qualité de l'air est un des enjeux majeurs de notre époque.

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05/07/2019 | 12:03
Président-Directeur Général de Groupe TERA
Vous vous positionnez comme un acteur majeur de la qualité de l’air. Pouvez-vous nous présenter votre société et ses activités ?
Je suis Docteur en chimie de la pollution atmosphérique et j’ai créé le Groupe TERA en 2001. Il est organisé en 3 activités : premièrement une activité de services avec à la fois un laboratoire d’analyse de la qualité de l’air et des prestations de location de stations de mesure en continu, une deuxième activité de développement de capteurs pour pouvoir faire des mesures en temps réel de la qualité de l’air, et en troisième lieu une activité digitale qui vise à agglomérer au sein d’un cloud des données de qualité de l’air et à greffer sur ce cloud des interfaces logiciels pour les présenter de manière pertinente.

Pouvez-vous préciser le caractère innovant de vos solutions et services ?
Les innovations principales se situent au niveau des capteurs de mesure de la qualité de l’air. 3 brevets leur permettent de mesurer au plus près la taille des particules qui en sont les enjeux cruciaux. La taille des particules peut en effet aussi bien compromettre des process industriels, notamment la fabrication de composants électroniques en salles blanches, que bien sûr impacter la santé de chacun, au niveau des poumons, mais pour les plus fines aussi sur le système cardiaque ou le cerveau. Un brevet permet de faire en sorte que le capteur ne s’encrasse pas durant sa durée de vie et donc n’ait pas de mesures déviantes, un deuxième brevet permet de gérer l’humidité et d’éviter de mesurer des particules dont la taille serait accrue par une pellicule d’eau, et le troisième brevet porte sur l’utilisation de 2 faisceaux laser pour non seulement mesurer ces particules mais aussi mieux les identifier.
Ces capteurs sont étroitement liés avec les 2 autres activités. D’une part notre expertise de laboratoire permet de mieux appréhender les problématiques liés à la qualité de l’air, et d’autre part notre expertise digitale est de nature à mieux organiser ces données et les rendre exploitables.
Concernant le digital, sont déjà proposées la mise à disposition des données via une API ou encore notre application mobile Breathe Up qui permet grâce à une approche big data de renseigner sur la qualité de l’air.

Quel potentiel commercial pour ces 3 activités ?
L’activité laboratoire est aujourd’hui notre activité principale, elle a généré 4,2 millions d’euros de Chiffre d’Affaires. Il est prévu de la renforcer par des acquisitions.
Le potentiel le plus important à court et moyen terme est cependant sur l’activité capteurs. Notre produit est maintenant industrialisé, les 10 000 premières pièces ont été produites, et le potentiel du marché est considérable, tant sur les mesures en environnement intérieur qu’extérieur. Une perspective de développement est par exemple la licence accordée à un équipementier automobile d’équiper les voitures de ces capteurs pour mieux gérer le système de ventilation. Cet équipementier prépare un premier déploiement en Chine avec en vue plusieurs millions de véhicules. Ces capteurs ont vocation à être intégrés dans des stations de mesure et ainsi à être intégrés par d’autres industriels. Quant au digital, il a généré des revenus modestes en 2017 et 2018, nécessite de notre part encore un important travail, mais offre aussi certainement à plus long terme le plus grand potentiel.

Qui sont vos principaux concurrents ?
Nous sommes le seul acteur positionné tout au long de cette chaîne de valeur de la qualité de l’air. Concernant l’activité laboratoires, on peut citer SGS, Eurofins, et un certain nombre de petits acteurs. Dans le domaine du capteur, on peut retrouver Alphasense, Sensirion. Pour le digital, on peut citer l’israélien Brisometer ou potentiellement Plume Labs.

Pourquoi vous introduire en bourse ?
Outre les moyens financiers pour accélérer en France et à l’international (Chine et USA), nous sommes aussi intéressés par des gains de notoriété pour afin de valoriser au mieux notre statut d’acteur référent de la qualité de l’air. C’est également un levier pour attirer plus facilement les talents dont nous avons besoin ou favoriser les opérations de croissance externe. Nous sommes une société qui investit déjà beaucoup en R&D, environ 17,5% du Chiffre d’Affaires. Nos prochains investissements sont prévus schématiquement à 40% sur les capteurs, avec en particulier la nouvelle gamme NextPM, à un quart sur le développement organique et externe de l’activité d’analyse laboratoire, et un quart sur le digital avec le développement d’algorithmes et de notre cloud.

Alors que les marchés peuvent inciter encore à la prudence, notamment au vu des performances boursières des PME ces dernières années, comment pouvez-vous rassurer vos futurs actionnaires ?
Nous avons généré une marge d’EBITDA de 6,4% en 2018 tout en ayant auto-financé nos développements, nous existons depuis 18 ans avec une équipe solide ayant une forte légitimité scientifique, nous avons des produits matures, et des contrats existants qui nous donnent de belles perspectives.
La qualité de l’air est un des enjeux majeurs de notre époque, elle est liée bien sûr à la santé avec 50 000 décès prématurés chaque année en France, 7 millions dans le monde, mais aussi au réchauffement climatique. Nous sommes portés par ces préoccupations et par les réglementations qui les accompagnent de plus en plus.
Notre capteur, conçu, développé et assemblé en France, se distingue par ses qualités de durabilité, de débit, et de réactivité, il offre une marge importante, et le nombre de pièces demandées par un industriel peut vite être important. Une salle blanche peut nécessiter à elle seule par exemple jusqu’à 100 capteurs. L’équipement de bâtiments peut aussi nécessiter des volumes importants sans compter les véhicules de transport, ou encore les espaces publics.
Enfin, on peut rassurer nos futurs investisseurs quant-à la solidité de notre actionnariat. Le Groupe TERA est aujourd’hui détenu à 100% par ses dirigeants, nous ne sommes pas contraints par un ou des investisseurs extérieurs, et nos dirigeants ont une clause de lock up les empêchant de vendre leurs actions dans un délai de un an suite à cette introduction.
Pour finir, notre objectif est de procéder, via cette introduction en bourse, à une augmentation de capital de l’ordre de 6 M€ , avec un prix proposé entre 4,35 euros et 5,05 euros par action. L’offre est proposée jusqu’au 12 juillet 2019 et est éligible au PEA, Compte-Titres, PEA PME, et FCPI.

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