Paris réduit son avance à mi-séance

14/09/2020 | 14:19

CORRECTION Bien lire que la Bourse a réduit son avance à mi-séance

Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris réduisait son avance lundi à la mi-journée (+0,25%), les investisseurs limitant les prises de risques face aux incertitudes liées à la situation sanitaire, au dossier post-Brexit et à un agenda chargé.

A 13H42 (11H42 GMT), l'indice CAC 40 prenait 12,60 points à 5.046,74 points. Vendredi, il avait fini en légère hausse de 0,20%.

La place Parisienne a ouvert lundi sur une note favorable mais ses gains se sont amenuisés au fil de la matinée.

Les autres grands indices européens évoluaient légèrement dans le négatif: le Dax allemand lâchait 0,06% et à Londres, le FTSE 100 cédait 0,11%.

Sur le marché de la dette, les rendements des dettes souveraines à 10 ans se détendaient légèrement.

A Wall Street, où les valeurs technologiques ont poursuivi leur correction vendredi, les contrats à terme affichaient une ouverture mitigée: avant l'ouverture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,12%, celui sur l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,10% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, rebondissait de 0,65%.

"Le climat risque toutefois de rester à la prudence en ce début de semaine dominée par la réunion de trois grandes banques centrales; la Fed qui rendra sa décision de politique monétaire mercredi suivie par la Banque d'Angleterre et celle du Japon", analyse Franklin Pichard, directeur chez Kiplink Finance.

Enfin, "la situation continue de se dégrader entre Londres et Bruxelles, Boris Johnson accusant les Européens de vouloir créer un blocus alimentaire contre l'Irlande du Nord", complète-t-il.

La Banque centrale américaine tient mardi et mercredi sa réunion monétaire, la dernière avant l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que démocrates et républicains sont dans l'impasse sur le vote d'un nouveau plan d'aide à l'économie américaine.

L'enjeu concerne surtout ses prévisions pour l'économie américaine jusqu'en 2023.

"Le seul indicateur qui ait un réel intérêt pour vraiment juger de la force de la reprise sera le taux de chômage et ses prévisions", observe Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage, publiées jeudi, sont restées stables aux Etats-Unis par rapport à la semaine précédente mais le marché de l'emploi reste toutefois bien loin de celui d'avant la pandémie.

Par ailleurs, la situation sanitaire ne s'améliore pas en Europe où le nombre de cas journaliers progresse de façon inquiétante dans plusieurs pays comme en France ou en Espagne. Israël applique dès ce lundi un reconfinement national de trois semaines.

L'ACHAT DE RAFALES PAR LA GRECE FAIT DES GAGNANTS

Cette nouvelle profite aux participants à ce programme: Dassault Aviation (+9,67% à 822,50 euros), Thales (+4,82% à 69,14 euros) et Safran (+1,34% à 98,48 euros).

RIVAUX DANS LA CONQUETE DE LA BOURSE ITALIENNE

Euronext (-3,83% à 97,80 euros), qui a déposé une offre pour racheter la Bourse italienne au London Stock Exchange Group, se trouvait en concurrence avec Deutsche Boerse (-0,42% à 152,45 euros) sur ce dossier.

LA COURSE AUX VACCINS EN ACTION

A Paris, Valneva grimpait de 12,3% à 5,73 euros : ses accords passés avec le gouvernement britannique pour lui fournir jusqu'à 190 millions de doses de son futur vaccin contre le Covid-19 pourraient lui rapporter jusqu'à 1,37 milliard d'euros.

LES PENALISES PAR LES PRIX DU PETROLE

A Londres, le géant britannique des hydrocarbures BP, qui estime que la demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic, reculait de 1,13% à 259,2 pence.

A Paris, Total, poids-lourd de la cote, baissait de 1,12% à 32,15 euros, pénalisé par une dégradation par Crédit Suisse de sa recommandation à neutre sur le titre.

pan/kd/eb

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