Point sur les fortes variations du jour : Valneva joue aux montagnes russes, la liste des chutes est bien fournie

19/05/2022 | 17:47

Pourquoi ça monte ? Pourquoi ça baisse ? Quelques explications sur les variations inhabituelles qui affectent les actions sur la séance du jour. Seulement quand elles sont fiables et documentées : nous évitons autant que possible de raconter n'importe quoi. Les variations sont prises au moment de la rédaction de l'article.

En hausse

  • Homeserve (+10,3%) : La société canadienne Brookfield Asset Management a annoncé le rachat d'Homeserve pour 4,08 Mds£, pour accroître son exposition au secteur résidentiel. Les actions seront rachetées à 1200 GBp pièce.
  • Valneva (+16,87%) : L'Agence européenne du médicament va bien examiner la demande de mise sur le marché du vaccin covid de la société. Mais ce qui plaît aux investisseurs, c'est surtout les discussions en cours pour tenter de sauver le contrat signé avec l'UE, mis à mal par le retard accumulé dans le développement.
  • Ambu (+9%) : Le conseil d'administration d'Ambu a nommé Britt Meelby Jensen comme nouveau directeur général, à compter du 20 mai. Jensen succédera à Juan Jose Gonzalez, qui quitte la société après trois ans dans ce rôle.

En baisse

  • Sampo (-9%) : baisse en trompe-l'œil, puisque la société finlandaise détache un dividende de 4,10 EUR.
  • Royal Mail (-11,8) : Royal Mail plonge de plus de 13% à Londres, après la publication par l'opérateur postal historique du Royaume Uni d'un profit opérationnel ajusté en croissance de 8% à 758 millions de livres pour l'exercice 2021-22, mais avec des perspectives ternes pour 2022-23.
  • Derichebourg (-14,4%) : le marché n'aime pas trop le renforcement au capital d'Elior, qui ne fait pas vraiment partie du cœur de métier séduisant de l'entreprise de recyclage.
  • Unibail-Rodamco-Westfield (-11,5%) : Unibail-Rodamco-Westfield (URW.AS) a déclaré jeudi qu'il étendait sa marque Westfield à trois centres commerciaux phares à Madrid, en Espagne, à Stockholm, en Suède, et à Varsovie, en Pologne, à l'automne 2022.
  • Compagnie d'Entreprises CFE (-18,8%) : Le groupe a indiqué que la scission de CFE et DEME sera achevée d'ici la fin du mois de juin. Mais il a aussi précisé que ses résultats 2022 seront inférieurs à ceux de 2021, à cause de la guerre en Ukraine. Pour DEME, les résultats seront aussi en léger retrait.
  • Vallourec (-1,6%) : le groupe a annoncé un durcissement de sa restructuration en marge de résultats trimestriels plutôt rassurants, marqués par un relèvement des prévisions.
  • Orpea (-9,8%) : les nouvelles révélations de Mediapart sur les pratiques du groupe, qui ont fait chuter hier l'action de 20%, continuent à pressuriser le titre. L'expiation n'est pas terminée pour l'entreprise.
  • Sulzer (-5,6%) : Le groupe suisse ferme ses filiales en Pologne avec effet immédiat, sur injonction des autorités locales. Sulzer va faire appel. La Pologne reproche à l'entreprise d'avoir pour principal actionnaire l'oligarque russe Viktor Vekselberg.
  • Rockwool (-5,3%) : le groupe danois a publié ses résultats ce matin. "Même avec les augmentations de prix, la flambée des coûts de l'énergie, des matériaux et de la logistique a dilué les marges au premier trimestre. Cela nécessitera de nouvelles augmentations de prix dans toutes les activités", a prévenu la société, qui prévoit de remonter progressivement vers ses marges normatives dès que possible.
  • SAP (-1,17%) : là aussi une baisse en trompe-l'œil puisque l'éditeur allemand de logiciels détache un coupon de 2,45 EUR (1,95 EUR de dividende ordinaire plus un coupon exceptionnel de 0,50 EUR pour les 50 ans de la société.
  • Julius Bär (-6,3%) : accueil tiède pour les résultats. Pour Jefferies, il y a des éléments positifs sous la forme d'une amélioration des tendances du compte de résultats, mais aussi négatifs avec la perte et l'augmentation du capital, "ternissent quelque peu le tableau".
  • Solvay (-4,6%) : Jefferies est passé de conserver à sousperformance en visant 81 EUR. En modélisant la scission du groupe, l'analyste a estimé que les risques sont un peu trop élevés à son goût. "Une scission n'est jamais facile", juge-t-il en recommandant de prendre ses distances avec le dossier avant d'y voir plus clair.
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