C’est la fin d’un long feuilleton. Alstom a en effet enterré la hache de guerre avec la région Ile-de-France, la RATP et la SNCF concernant le méga-contrat de 2,56 milliards d’euros visant à équiper le RER B de 146 nouvelles rames à compter de la fin 2025.

" Les discussions intervenues depuis plusieurs semaines ont permis au nouveau groupe Alstom-Bombardier de prendre connaissance des termes du contrat et de lever leurs inquiétudes, permettant dorénavant au groupement Alstom-Bombardier/CAF de s'engager dans l'exécution du contrat sur la base du marché notifié ", ont expliqué dans un communiqué conjoint la RATP, SNCF Voyageurs et Île-de-France Mobilités.

L'accord a été obtenu hier à l'occasion d'une dernière réunion au sommet. Aucun détail n'a toutefois filtré concernant les éventuelles concessions qui auraient pu être faites à Alstom pour l'amadouer .

En début d'année, Henri Poupart-Lafarge, le PDG d'Alstom, jugeait ce contrat impossible à réaliser dans les délais et soulignait que les coûts avancés étaient manifestement sous-évalués. Il avait pourtant récupéré la moitié de ce contrat après avoir racheté Bombardier Transport. C'est en effet le canadien qui l'avait remporté en s'associant avec l'espagnol CAF.

Sur la base d'une source proche du dossier, le journal " Les Echos " rapporte qu'Alstom aurait obtenu l'assurance que les différents risques soulevés seraient traités pendant la durée d'exécution du contrat, à la fois sur les délais de livraison, la faiblesse du prix du matériel et l'homologation du train.

Les usagers du RER B peuvent donc être rassurés. La modernisation de la deuxième ligne la plus fréquentée d'Europe est désormais sur de bons rails.