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Casino, chahuté en Bourse, voit sa note dégradée par Standard&Poor's

08/10/2022 | 12:05

PARIS (awp/afp) - Le groupe français de distribution Casino, dont la situation financière préoccupe les investisseurs, a vu l'agence de notation Standard&Poor's annoncer samedi la dégradation de la note de sa dette, de B à CCC+, au vu de conditions de marché moins favorables que prévues pour l'entreprise.

L'agence de notation a déclaré dans un communiqué avoir "révisé à la baisse ses prévisions" quant à la profitabilité de Casino, attendant un environnement plus complexe pour les distributeurs en France au vu du contexte économique. Cela s'ajoute à "la détérioration" des conditions de marché financier, ce qui pèse sur "la liquidité du groupe, sa capacité à céder des actifs et à refinancer ses dettes".

Le groupe Casino, dirigé depuis 2005 par Jean-Charles Naouri et qui emploie plus de 200.000 personnes dans le monde (dont un gros quart en France), a vu son cours de Bourse s'effondrer depuis le début d'année (-64%) en raison d'inquiétudes sur sa capacité à respecter ses engagements en matière de désendettement.

La semaine écoulée, le groupe a encore perdu 13% de sa valeur en Bourse, sa capitalisation pesant désormais moins de 1 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires 2021 d'un peu plus de 30 milliards. L'action, qui tutoyait encore les 100 euros mi-2014, s'échange aujourd'hui à moins de 9 euros.

C'est à la suite de la publication d'un article de BFM Business que l'action a de nouveau dévissé. Publié mercredi, il cite des sources anonymes selon lesquelles les principaux créanciers de Casino et de ses holdings presseraient le groupe de vendre ses activités en Amérique latine, valorisées à 2,5 milliards d'euros.

Le groupe connaît des difficultés financières depuis plusieurs années. En 2020, le tribunal de commerce de Paris avait validé un plan de sauvegarde de la maison mère de Casino, Rallye, et de la cascade de holdings (Foncière Euris, Finatis et Euris), lourdement endettées, par lesquelles Jean-Charles Naouri contrôle le groupe.

Ce plan prévoyait un remboursement des créanciers via la remontée de dividendes de Casino, ainsi que d'importantes cessions d'actifs.

Mais l'épidémie de Covid-19 a pénalisé les commerces situés en Ile-de-France, bastion de Casino via ses enseignes Franprix et Monoprix.

Et en période de forte inflation, comme actuellement, les enseignes les mieux-disantes sur le prix, ou perçues comme telles par les consommateurs, conquièrent de nombreux clients, au détriment de leurs concurrentes moins bien positionnées comme le sont les enseignes du groupe.

Comme le note Standard&Poor's, "le manque de flexibilité financière laisse (à Casino) peu de marge de manoeuvre pour investir sur sa compétitivité en matière de prix". En d'autres termes, le groupe engagé dans son désendettement peut moins que d'autres jouer sur ses marges pour proposer des prix bas à ses clients.

cda/ak/cco

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