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Paris au plus bas depuis mars 2021

05/07/2022 | 19:09

Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris est tombée de 2,68% mardi avec l'intensification des craintes d'une entrée en récession de l'économie européenne, attisées par la hausse du prix du gaz.

L'indice vedette CAC 40 a cédé 159,69 points à 5.794,96 points, son plus bas niveau de clôture depuis début mars 2021. Depuis le début de l'année la cote Parisienne perd près de 20%, à cause du resserrement monétaire des Banques centrales et des conséquences économiques de la guerre en Ukraine.

"L'Europe entière est inquiète", assure Alexandre Baradez, analyste d'IG France.

La forte hausse des prix du gaz inquiète particulièrement les investisseurs. En seulement une semaine, le contrat de référence du gaz naturel en Europe a grimpé de 27% et s'établissait à 164 euros le mégawattheure mardi.

"On retrouve des niveaux de stress sur le marché du gaz qu'on n'avait pas vu depuis début mars", au moment de l'invasion russe de l'Ukraine, constate Alexandre Baradez.

Depuis le début de l'année, il s'est envolé de près de 140%, alors qu'il évoluait bien en-dessous des 100 euros le mégawattheure avant l'invasion russe de l'Ukraine fin février.

Les livraisons de gaz du géant russe Gazprom en Europe ont drastiquement diminué ses dernières semaines, notamment en direction de l'Allemagne, alors que l'appareil productif en a besoin pour fonctionner.

Et la situation pourrait s'aggraver. En Norvège, pays qui s'est engagé à augmenter durablement ses livraisons de gaz à l'Union européenne en juin, une grève menace de réduire de près de 60% les exportations à partir de samedi.

Autre raison de s'inquiéter, la croissance de l'activité économique en zone euro a fortement ralenti en juin dans le secteur privé, au plus bas depuis 16 mois, selon l'indice PMI composite de S&P Global.

"Pas de surprise", pour Alexandre Baradez, puisque ce sont des chiffres finaux qui arrivent après la publication de premières estimations. Cependant cet indicateur "acte ce ralentissement" de l'économie dont les premiers signes avaient été constatés.

Principales conséquences du renforcement de ces craintes récessionnistes: les prix du pétrole chutaient de près de 10% et l'euro se négociait à un niveau tout proche de la parité avec le dollar et au plus bas depuis fin 2002, dans les premiers jours de la monnaie unique européenne, quand les inconnues étaient encore multiples pour la nouvelle devise.

De nombreux secteurs étaient sanctionnés en Bourse, à commencer par les matières premières: TotalEnergies a perdu 6,42% à 49,07 euros, Maurel&Prom 6,18% à 4,10 euros, ArcelorMittal 4,31% à 20,89 euros et Eramet 8,72% à 87,90 euros.

Dans l'automobile, secteur dépendant de la conjoncture économique, Faurecia a dévissé de 8,66% à 16,55 euros, Valeo de 6,07% à 17,63 euros et Renault de 5,84% à 22,74 euros.

La pub pénalisée

Publicis a chuté de 5,05% à 41,52 euros et JCDecaux de 8,66% à 14,88 euros, plombés par une note de Bank of America estimant que les bénéfices par actions du secteur pourraient baisser de 10 à 15% en 2023.

Premiers pas cacophoniques pour Deezer à la Bourse de Paris

La plateforme française Deezer s'est écroulée de 29,41% à 6 euros, pour ses premiers pas à la Bourse de Paris, une deuxième mauvaise expérience après sa première tentative avortée en 2015.

Le titre subit un rattrapage violent de la chute des entreprises cotées en Bourse depuis plusieurs mois, comme son concurrent suédois Spotify, qui a perdu 60% depuis le début de l'année.

jvi/lep/lum

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