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Wall Street en légère hausse, pas de souffle avant un long week-end férié

01/07/2022 | 16:29

New York (awp/afp) - La Bourse de New York évoluait en légère hausse vendredi, après avoir conclu jeudi son pire premier semestre depuis 1970, à l'orée d'une séance qui s'annonce calme avant un week-end de trois jours aux États-Unis.

Vers 14H10 GMT, le Dow Jones s'octroyait 0,39%, l'indice Nasdaq gagnait 0,53%, et l'indice élargi S&P 500, 0,46%.

Jeudi, Wall Street avait conclu un semestre noir, qui a vu le S&P 500 dévisser de 20% et le Nasdaq de 29,5%.

"Je ne m'attends pas à grand-chose aujourd'hui", a expliqué Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. "Je suspecte qu'avec le long week-end férié (fête nationale), les volumes vont être faibles."

La place new-yorkaise suivra quelques indicateurs macroéconomiques vendredi, principalement l'indice ISM d'activité manufacturière pour juin et les dépenses de construction en mai.

"Malheureusement, les apparences et le ressenti sont les mêmes" qu'au premier semestre "pour ce début de seconde partie d'année", a commenté, dans une note Patrick O'Hare, de Briefing.com.

"Il y a toujours des inquiétudes latentes concernant la croissance, les résultats des entreprises, l'inflation, et les hausses de taux des banques centrales", a ajouté l'analyste.

Outre le nouveau recul des actions, cette anxiété se réflétait sur le marché obligataire.

En trois jours, le rendement des emprunts d'État américains à 10 ans s'est détendu de près de 40 points de base (0,4 point de pourcentage), un mouvement très violent à l'échelle de ce marché.

Vendredi, il s'inscrivait à 2,81%, à son plus bas niveau depuis un mois.

L'indicateur de croissance de l'antenne d'Atlanta de la Réserve fédérale (Fed), qui publie une prévision du PIB actualisée en temps réel, table désormais sur une contraction de 1% en rythme annuel au deuxième trimestre.

Si cette baisse se confirmait, elle ferait officiellement entrer les États-Unis en récession, après un premier recul au premier trimestre.

La place new-yorkaise était aussi échaudée par un "effet d'accumulation" de mauvaises nouvelles dans le secteur des semi-conducteurs, selon Patrick O'Hare.

Le fabricant de micro-processeurs Micron dérapait (-4,59% à 52,74 dollars), au lendemain de la publication de prévisions très nettement inférieures aux attentes des analystes pour le quatrième trimestre de son exercice décalé (de juin à août).

"Récemment, la demande a faibli dans l'industrie, et nous faisons donc en sorte de réduire la croissance de notre offre", a commenté le directeur général, Sanjay Mehrotra.

Par ailleurs, selon le quotidien spécialisé DigiTimes, AMD, concurrent de Micron, ainsi que le spécialiste des cartes graphiques Nvidia chercheraient à réduire leurs commandes auprès du géant taïwanais de la sous-traitance TSMC, du fait d'un ralentissement de la demande de smartphones et ordinateurs.

Ces développements entraînaient tout le secteur, de Qualcomm (-3,03%) à Broadcom (-2,08%), en passant par Intel (-2,70%).

Même musique chez Meta (ex-Facebook, -2,43% à 157,33 dollars), qui aurait réduit de 30% ses prévisions d'embauche d'ingénieurs, selon un document interne obtenu par l'agence Reuters, dans lequel le PDG Mark Zuckerberg s'attend à "l'un des pires retournements (de conjoncture économique) que nous ayons vu dans l'histoire récente".

Le constructeur automobile américain General Motors résistait (+0,57% à 31,94 dollars) après avoir fait état d'un repli de 15% de ses ventes au deuxième trimestre, mais confirmé ses prévisions pour 2022.

La chaîne de grands magasins Kohl's dévissait (-20,71% à 28,31 dollars), après la rupture de ses négociations avec Franchise Group en vue d'un rachat. Le conseil d'administration a estimé que "compte tenu de l'environnement et de la volatilité du marché", il n'était "pas prudent de continuer à travailler à une transaction".

Le groupe de casinos et hôtels Caesars Entertainment (+0,81% à 38,61 dollars) profitait d'un accord avec un syndicat majeur représentant les employés des établissements d'Atlantic City (New Jersey), qui menaçaient d'une grève faute de revalorisations de leurs conditions salariales.

Après une nouvelle semaine difficile, Peter Cardillo n'exclut pas un rebond, qui dépendra, pour beaucoup, des deux jalons macroéconomiques de la semaine, à savoir la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, mercredi, et le rapport mensuel sur l'emploi, vendredi.

tu/lum

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