CAC 40

PX1
Cours en temps réel. Temps réel  - 19/01 18:05:02
7172.98PTS +0.55%

CAC40 : cède 1% sur la semaine, W-Street dans le rouge

14/01/2022 | 18:32
(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris achève la séance du jour avec une perte de 0,81%, à 7.143 pts, une tendance partagée en Europe: l'Euro Stoxx cède 1%, tout comme Francfort, tandis que Londres parvient à limiter les pertes (-0,3%).

La même lourdeur s'est installée sur les indices outre-Atlantique: -0,5% pour le S&P500, -1% pour le Dow Jones et -0,4% pour le Nasdaq...
La séance s'est avérée particulièrement chargée en indicateurs économiques et en publications d'entreprises. Le dernier chiffre US du jour -l'indice de confiance 'UMICH' des ménages- est une déception : le moral des ménages américains est en berne avec une chute de 70,6% vers 68,8%.

L'enquête mensuelle de l'Université du Michigan délivre d'autres indications intéressantes : dans le détail, le sous-indice portant sur l'évaluation des conditions actuelles recule de 74,2% en décembre à 73,2% en janvier. Par ailleurs, l'indice des attentes des consommateurs recule à 65,9%, contre 68,3% le mois précédent.

Les investisseurs ont aussi pu prendre connaissance aujourd'hui des statistiques de ventes au détail: elles ont baissé de -1,9% en décembre aux Etats-Unis (contre +0,2% attendu), après une hausse minime de 0,2% en novembre, le mois de Thanksgiving et de 'Black Friday'.

Selon le Département du Commerce, les ménages américains ont notamment réduit leurs achats de meubles (-5,5%), de produits électroniques (-2,9%), de vêtements (-3,1%) et d'articles sportifs et culturels (-4,3%).

Sur l'ensemble de l'exercice 2021, les ventes au détail ressortent néanmoins en hausse de 19,3%, la consommation au 1er semestre puis en juillet/août ayant été dopée par les chèques fédéraux.

Les prix à l'import ont enregistré un recul de 0,2% en décembre, après une hausse de 0,7% le mois précédent, a annoncé aujourd'hui le Département du Travail des Etats-Unis. Sur 1 an, les prix à l'importation ont toutefois grimpé de 10,4%.

Les prix des produits pétroliers importés sont en recul de 6,5% après deux hausses consécutives de +11,1% en octobre et +2,3% en novembre.
Hors pétrole, les prix à l'importation n'affichent qu'une progression de 0,5% en décembre.

De leur côté, les prix à l'exportation ont diminué de 1,8% en décembre, après un gain de 0,8% en novembre mais ressortent en hausse de 14,7% sur 1 an.
Dans l'Eurozone, selon Eurostat, le prix des logements, tel que mesuré par l'indice des prix des logements, a augmenté de 8,8% au cours du troisième trimestre 2021, et de 9,2% dans l'UE par rapport au même trimestre de l'année précédente indique Eurostat.

Ceci est la plus forte augmentation annuelle depuis 2005 précise Eurostat. Au deuxième trimestre 2021, les prix des logements avaient augmenté respectivement de 6,8% et de 7,4%.
Par rapport au deuxième trimestre 2021, les prix des logements au troisième trimestre 2021 ont augmenté de 3,3% dans la zone euro et de 3,1% dans l'UE.

La zone euro a enregistré en novembre 2021 un déficit -1,5 MdE selon Eurostat, par rapport à un excédent de 25 MdsE en novembre 2020.

En Espagne, les prix à la consommation ont enregistré en décembre leur rythme de progression le plus élevé depuis mai 1992, montrent des chiffres publiés jeudi par l'institut national de la statistique (INE).

La hausse de l'indice national d'inflation (IPC) s'est établit à 1,2% par rapport au mois de novembre, ce qui porte à 6,5% sa progression en rythme annuel.

L'INE explique cette augmentation par le bond de 23,3% enregistré par les coûts du logement d'une année sur l'autre, une envolée qu'il explique par la forte progression des prix de l'électricité en 2021.

Enfin, en France, l'indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,2 % sur un mois en décembre 2021, après +0,4 % en novembre selon l'Insee. Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 2,8 %, comme en novembre.

Côté marchés de taux : c'est également une séance négative puisque les T-Bonds se dégradent de 4Pts à 1,75%, les Bunds et OAT se retendent de +3Pts (à 0,323% et -0,057%).

JPMorgan Chase, la première banque américaine par les actifs, a dévoilé vendredi un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, mais son produit net bancaire n'a pas atteint les attentes du marché.

La firme new-yorkaise a dégagé au quatrième trimestre un bénéfice net en baisse à 10,4 milliards de dollars, soit 3,33 dollars par action, contre 12,1 milliards (3,79 dollars par titre) un an plus tôt.

A titre de comparaison, les analystes financiers attendaient en moyenne un bénéfice de l'ordre de trois dollars l'action.

L'établissement américain explique que le repli de son résultat trimestriel est dû à la hausse des rémunérations de ses collaborateurs et à l'augmentation de ses investissements en technologies et en marketing, jugés nécessaires pour faire croître son activité.
Wells Fargo (+3,3%) a publié des résultats en hausse de 85%, grâce à une plus-value de cession

De toute la cote, c'est le secteur financier qui devrait afficher le plus fort taux de croissance de ses résultats à Wall Street au 4ème trimestre, avec des bénéfices prévus en hausse de 59,7%, selon des données de FactSet.

D'après FactSet, les bénéfices des sociétés de l'indice S&P 500 devraient avoir progressé de 21,7% sur les trois derniers mois de 2021, soit leur quatrième trimestre consécutif marqué par une croissance des résultats supérieure à 20%.

Les investisseurs espèrent que les performances des sociétés cotées permettront de justifier les valorisations élevées des marchés d'actions, qui évoluent toujours à des niveaux proches de leurs records.

Mais les analystes rappellent qu'il n'est pas inhabituel que les opérateurs restent sur la réserve durant la semaine qui lance la saison des résultats, jusqu'à pouvoir se faire une idée plus claire de la qualité des publications.

Du coté des valeurs, EDF (-14,5%) révise son estimation de production nucléaire 2022 à 300 - 330 TWh, contre 330 - 360 TWh. Cette révision résulte du prolongement de la durée d'arrêt de 5 réacteurs du parc nucléaire français d'EDF.

EDF prend acte également des mesures annoncées hier par le gouvernement français et destinées à limiter la hausse des tarifs de l'électricité en 2022. L'impact de ces mesures sur l'EBITDA 2022 d'EDF est estimé actuellement à environ 8,4 MdsE sur la base des prix de marché au 31 décembre 2021 et à environ 7,7 MdsE sur la base des prix de marché au 12 janvier 2022.

L'action Elior (-6,2%) chute lourdement à Paris, suite à l'abaissement de la note de crédit du spécialiste de la restauration collective par l'agence Moody's. L'agence de notation financière Moody's a annoncé avoir abaissé la note de crédit d'Elior à 'B1' contre 'Ba3' jusqu'ici, tout en l'assortissant d'une perspective 'stable'.

Air France annonce que son Conseil d'administration a approuvé la décision du conseil de surveillance de KLM de ne pas renouveler le mandat de p.d.-g. de Pieter Elbers une seconde fois. En accord avec Pieter Elbers, celui-ci n'effectuera donc pas de 3e mandat en tant que p.d.-g. de KLM.

Enfin, Wendel annonce la réussite du placement, réalisé aujourd'hui, d'une émission obligataire de 300 millions d'euros à échéance janvier 2034 avec un coupon de 1,375%, coupon le plus bas obtenu par Wendel sur une maturité de 12 ans. L'émission a reçu un vif succès auprès des investisseurs et a été sursouscrite plus de 2,5 fois.

Copyright (c) 2022 CercleFinance.com. Tous droits réservés.
Copier lien
Toute l'actualité sur CAC 40
08:40
07:53
19/01
19/01
19/01