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Les Bourses mondiales reculent après les ventes au détail aux Etats-Unis

17/08/2022 | 18:47

Paris (awp/afp) - Les marchés boursiers cédaient du terrain mercredi, inquiets de l'impact de l'inflation sur les ventes au détail aux Etats-Unis, avant la publication par la banque centrale américaine du compte-rendu de ses discussions de fin juillet.

Un temps dans le vert, les places européennes ont finalement reculé mercredi. Paris a perdu 0,97%, Francfort 2,04%, Londres 0,27% et Milan 1,04%. A Zurich, le SMI a cédé marginalement 0,02%.

A Wall Street, les indices boursiers régressaient, secoués après les annonces des ventes au détail qui ont stagné en juillet aux Etats-Unis.

Le Dow Jones perdait 0,79%, l'indice élargi S&P 500 1,06% et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,67% vers 16H15 GMT.

Les dépenses des particuliers américains sont restées stables à 682,8 milliards de dollars en juillet, alors que les analystes s'attendaient à une petite hausse.

"Le marché s'est orienté en baisse au moment de la parution des chiffres des ventes au détail", observe Nicolas Budin, responsable de la gestion actions chez Myria AM.

"Surpris" par l'intensité de la réaction des places financières, M. Budin l'explique par le fait que "hors automobile et énergie, les dépenses ont augmenté plus fortement que prévu, de 0,7% au lieu de 0,4%", ce qui va dans le sens d'"une inflation généralisée", qui déborde au-delà de la hausse des prix de l'énergie.

Les ventes au détail américaines alimentent "l'hypothèse d'une hausse des taux" par la Fed plus forte que ce qu'espéraient les investisseurs depuis la dernière réunion de l'institution au cours de laquelle ses taux directeurs avaient été remontés de 75 points de base.

Le président de la Fed Jerome Powell avait "évoqué l'idée qu'elle pourrait être tentée de pivoter" et de se concentrer sur le retour de la croissance plutôt que sur la lutte contre la hausse des prix, rappelle Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

La théorie selon laquelle la banque centrale pourrait entamer un tournant plus accommodant de sa politique monétaire a longtemps prévalu parmi les investisseurs malgré des prises de paroles à contre-courant de plusieurs de ses membres.

Au Royaume-Uni, la hausse des prix en juillet a atteint 10,1% sur un an, au-delà des attentes des économistes, ce qui a alimenté les craintes des marchés.

Le rendement de la dette britannique à deux ans est monté au cours de la séance, terminant à 2,36%, les investisseurs anticipant un possible tour de vis de la part de la Banque d'Angleterre.

Les taux américains remontaient pour le deuxième jour consécutif: le rendement à 10 ans s'établissait à 2,91%, proche de son plus haut en une semaine.

"Après la surprise d'un taux d'inflation à deux chiffres en Grande-Bretagne en juillet et avant la publication des comptes rendus de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine, les inquiétudes concernant l'inflation et les taux d'intérêt reviennent sur le devant de la scène boursière", constate Konstantin Oldenburger de CMC Markets.

Target manque sa cible ___

La chaîne de supermarchés Target était sanctionnée (-3,14% à 174,52 dollars vers 16H00 GMT) pour son bénéfice sensiblement inférieur aux attentes, mangé (-89%) par les remises consenties aux clients pour réduire ses stocks ainsi que la flambée des coûts de transport.

Vertiges à Londres ___

Le groupe d'habillement en ligne à bas prix Asos a annoncé la démission de son directeur financier et directeur d'exploitation: son action a chuté de 11,20%. La chaîne de salles de cinéma britannique Cineworld a plongé de 60,38%, plombée par une fréquentation décevante de ses salles et la perspective d'une augmentation de capital qui diluerait fortement la valeur des actions.

Du côté du pétrole, du gaz et des devises ___

Le prix du gaz naturel européen sur le marché de référence, le TTF néerlandais, montait un peu (+0,31% à 226,625 euros le mégawattheure) vers 16H00 GMT.

Les prix du pétrole se stabilisaient après plusieurs séances de baisse: le baril WTI américain à échéance septembre valait 86,46 dollars (-0,05%) et le Brent de mer du Nord pour livraison octobre 92,17 euros (-0,18%).

L'euro s'effritait de 0,05% face au billet vert, à 1,0166 dollar.

Le bitcoin se repliait de 2,52% à 23.378 dollars.

afp/rp

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