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Le pétrole finit en légère baisse, les questions perdurant sur l'offre

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20/03/2017 | 20:11

New York (awp/afp) - Les cours du pétrole ont légèrement baissé lundi, se montrant fluctuants en fonction des rumeurs et interrogations sur les perspectives d'offre aux Etats-Unis et dans les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a cédé 56 cents à 48,22 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a perdu 14 cents à 51,62 dollars sur le contrat pour livraison en mai à l'Intercontinental Exchange (ICE).

"Le marché continue à revenir sur la hausse qui avait suivi l'annonce l'an dernier d'accords de baisse de production entre les membres de l'Opep et d'autres pays", a résumé Gene McGillian, de Tradition Energy.

Ces accords courent depuis le 1er janvier et ont soutenu le marché pendant tout le début d'année mais les cours ont brusquement décroché de quelque 10% début mars, les doutes commençant à s'installer quant à l'efficacité de ces pactes pour rééquilibrer le marché.

Certes, lundi, les cours ont obtenu le soutien de "rumeurs selon lesquelles l'Opep est prête à prolonger ces accords", qui ne courent pour l'heure que sur le premier semestre 2017, a rapporté M. McGillian, remarquant que le scepticisme avait finalement paru l'emporter.

De fait, selon ces bruits de presse, l'Opep ne serait prête à faire un tel pas en avant que si les signataires extérieurs au cartel en font de même, ce qui est loin d'être assuré: la Russie, notamment, n'a pas semblé très prompte à abaisser sa production en ce début d'année.

En ce qui concerne l'Opep elle-même, la base de données Joint Organization Data Initiative (Jodi) "a fait état de chiffres inférieurs aux attentes sur la production saoudienne, ce qui a pu soutenir le marché", a remarqué dans une note Tim Evans, de Citi. "Mais il faut noter que ces chiffres remontent à janvier, ce qui appartient déjà largement au passé pour la plupart des investisseurs."

L'Arabie saoudite est le membre dominant de l'Opep et, après avoir paru prendre une grande part aux efforts de baisses de production, a récemment soufflé le chaud et le froid quant à ses intentions sur une prolongation des accords.

- Le dollar hésite -

Certains médias ont fait état ce mois-ci d'un mécontentement de Ryad quant à l'accélération de la production américaine; les Etats-Unis ne sont pas impliqués dans les accords et leurs compagnies semblent au contraire en profiter pour faire repartir leur activité.

A ce titre, la baisse des cours lundi est aussi "une réaction à l'annonce vendredi d'une hausse du nombre de puits en activité" aux Etats-Unis, un indicateur avancé de la production, a mis en avant Carl Larry, de Oil Outlooks.

"Et on s'attend à prendre connaissance d'une hausse des réserves américaines de brut", a prévenu M. Larry.

Le département de l'Energie va publier mercredi ses chiffres hebdomadaires sur l'état des stocks de brut, qui restent proches de niveaux sans précédent.

Parmi les éléments plus techniques d'instabilité du marché, M. Evans citait aussi "des rééquilibrages avant l'expiration mardi du contrat pour avril sur le WTI".

Enfin, les analystes surveillent l'évolution du dollar, qui évolue de façon hésitante lundi mais dont le récent affaiblissement est plutôt susceptible de soutenir les cours car ils sont libellés en monnaie américaine et deviennent donc moins coûteux.

"Si les prix du pétrole dépendaient uniquement de réflexions purement financières, il faudrait acheter", ont assuré les experts de PVM, faisant à la fois allusion au coup de mou du dollar et aux occasions crées par la récente dégringolade des cours.

bur-jdy/lla/pb

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