Wall Street stagne à l'ouverture, prudence avant l'élection française

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21/04/2017 | 16:23

New York (awp/afp) - Wall Street stagnait à l'ouverture vendredi, après des résultats d'entreprises dans l'ensemble meilleurs que prévu et à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle française dont l'issue parait incertaine: le Dow Jones perdait 0,05% et le Nasdaq 0,06%.

Vers 14H10 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 11,04 points à 20.568,27 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 3,71 points à 5.913,06 points. L'indice élargi S&P 500 cédait 2,36 point, soit 0,10%, à 2.353,48 points.

Jeudi, la Bourse de New York avait nettement progressé, laissant de côté les risques géopolitiques pour se concentrer déjà sur les résultats d'entreprises et sur un regain d'espoir concernant une réforme fiscale aux Etats-Unis: le Dow Jones avait pris 0,85% et le Nasdaq avait battu un record grâce à une hausse de 0,92%.

"Les marchés américains avancent après leurs solides gains de la veille, à la suite d'une nouvelle dose de résultats d'entreprises et tandis que l'humeur (de Wall Street) semble toujours bénéficier du soutien de l'optimisme concernant une réforme fiscale qui a refait surface jeudi", ont commenté les courtiers de Charles Schwab dans une note.

Au sein du Dow Jones, General Electric (GE), en pleine restructuration, a affiché des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre malgré une stagnation des revenus et a annoncé durcir sa cure d'austérité pour améliorer sa rentabilité, au moment où la pression s'intensifie sur le PDG Jeff Immelt. Son titre cédait toutefois 1,21% à 29,91 dollars.

L'exploitant de cartes bancaires Visa prenait 0,57% à 91,72 dollars après avoir annoncé un bénéfice ajusté par action meilleur qu'attendu par les analystes.

L'enthousiasme de Wall Street était toutefois tempéré en ce début de séance par l'approche de l'élection française dont la fin de campagne a été durcie par l'attaque sur les Champs-Elysées à Paris.

Les analystes s'interrogeaient sur l'impact que cela pouvait avoir sur le vote de dimanche, Patrick O'Hare de Briefing rappelant dans une note que pour Wall Street, un duel au second tour entre la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen et le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, tous deux vus comme eurosceptiques, était "le pire des scénarios".

- Mattel plonge -

Seul indicateur notable du jour aux Etats-Unis, les investisseurs ont pris connaissance de reventes de logements au plus haut depuis dix ans pour le mois de mars par l'Association nationale des agents immobiliers américains (NAR).

Parmi les autres valeurs, le groupe industriel américain Honeywell a annoncé vendredi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et s'est montré optimiste pour l'ensemble de l'année et prenait 2,66% à 127,06 dollars.

Le fabricant de jouets américain Mattel (-10,95% à 22,45 dollars), qui commercialise notamment la célèbre Barbie, a annoncé d'importantes pertes au premier trimestre du fait de stocks élevés.

Le groupe de services à l'industrie pétrolière et gazière Schlumberger a vu son bénéfice net divisé par deux au premier trimestre mais, signe positif, son chiffre d'affaires est reparti à la hausse sur la période, après huit trimestres consécutifs de baisse. Le titre du franco-américain reculait de 3,63% à 73,73 dollars sur sa cotation new-yorkaise.

Le marché obligataire montait un peu, le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculant à 2,220% contre 2,223% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,871%, contre 2,884% précédemment.

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