Découverte : trois midcaps industrielles peu valorisées

27/04/2021 | 12:08

Nous partons aujourd'hui à la découverte d'entreprises cotées qui figurent parmi les 10% des sociétés dont le PER et le ratio valeur d'entreprise sur chiffre d'affaires sont les plus faibles en Europe au sein des valeurs moyennes (capitalisation de 500 à 5000 M€). Pour une explication de ces ratios, c'est par ici. Ce sont par conséquent des dossiers "value", qui ne brillent en général par la croissance de leur activité. Nous avons retenu trois entreprises aux profils industriels.

  • Semperit (PER 2022 de 9,2 fois) : le groupe autrichien est l'un des principaux industriels mondiaux du caoutchouc. Il fut jadis un acteur important des pneumatiques, mais cette branche a été cédée de longue date à Continental. Mais c'est le périmètre actuel de Semperit qui nous intéresse. Sans le savoir, vous avez probablement déjà vu, touché même, des produits du groupe. Tuyaux hydrauliques des engins de chantiers, roues de télésièges, tapis de transport logistiques ou mains-courantes des escalators : Semperit fournit tous ces composants. Le groupe est aussi un acteur majeur des gants médicaux de qualité supérieure. Mais cette division est en vente, dans un contexte plutôt favorable puisque la demande a explosé à cause de la pandémie. Le dossier est ressorti dans nos outils de sélection car il affiche un PER de 3,2 fois 2021 ! Le problème, c'est que ce ratio va remonter à 9,2 fois 2022 une fois "l'effet covid" disparu. Mais les analystes qui suivent le dossier pensent que les divisions industrielles sont mal considérées par le marché. 

 

  • Akwel (PER 2022 de 9,3 fois) : l'équipementier crée dans l'Ain par la famille Coutier n'est probablement pas le plus médiatique des groupes du secteur ni le plus en croissance, mais la régularité de son développement et ses choix stratégiques de bon père de famille en ont fait un acteur qui compte. Le marché lui rend peu grâce avec un PER bloqué sous les 10 depuis longtemps déjà, en dépit d'une situation financière robuste et de marges solides. Les dernières révisions de résultats ont été positives, ce qui n'a pas échappé aux amateurs de valeurs moyennes qui ont permis au titre de remonter la pente, tout en restant en-dessous des meilleurs niveaux de 2018. Malgré un triplement de l'action sur un an, les multiples restent encore relativement faibles et le management est confiant dans la flexibilité de son modèle économique, qui lui a permis en 2020 de faire progresser les résultats alors que les revenus ont chuté de 15%.

 

  • Leonardo (PER 2022 de 5,7 fois) : le groupe d'aéronautique et de défense italien affiche des ratios de valorisation de base extrêmement faibles : 4 Mds€ de capitalisation pour 14 Mds€ de revenus, un PER de 7,5 fois les résultats 2021 et un multiple valeur d'entreprise sur chiffre d'affaires de 0,5 fois. Le rebond des valeurs cycliques et décotées en fin d'année 2020 a certes profité au titre, mais bien moins qu'à d'autres. Les perspectives de résultats ne sont pas des plus brillantes, mais elles ne sont pas insignifiantes non plus. Le report de l'introduction en bourse de DRS a lourdement pesé fin mars, les investisseurs espérant que les ressources obtenues seraient affectées à la réduction de la dette, un peu trop élevée au goût du marché, sans être colossale. Le point d'entrée semble favorable, surtout si l'IPO de la filiale américaine revient au goût du jour.
Trois valeurs moyennes
Les notations fondamentales des trois sociétés (Source Zonebourse / Cliquer pour agrandir)
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