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FROMAGERIES BEL : pénalisé par la hausse des cours des matières premières laitières

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12/03/2018 | 17:29

(AOF) - Fromageries Bel cède 0,94% à 525 euros pénalisé par des résultats annuels dégradés. Le groupe agroalimentaire français, fabricant de marques aussi emblématiques que Kiri, Babybel, La Vache qui rit, Boursin ou encore Leerdammer a réalisé en 2017 un résultat net de 180 millions d'euros, en baisse de 15,6 %, dans un contexte de nouvelle flambée des prix des matières premières laitières. Le chiffre d'affaires a toutefois progressé de 14% à 3,346 milliards.

L'entrée dans le périmètre du Groupe Mont-Blanc Materne (MOM) et ses marques Confipote, Pom'Potes, et Mont Blanc, en 2017 représente 13,8 % de la croissance du chiffre d'affaires, et les effets négatifs du change -2,1 %. Ainsi, la croissance organique du chiffre d'affaires du groupe s'établit à + 2,3 % pour l'ensemble de l'exercice.

L'activité du groupe a été pénalisée en particulier dans les pays de la zone Moyen-Orient-Grande Afrique, durablement touchée par l'instabilité politique et économique, et par la baisse du pouvoir d'achat des populations. En Europe et au Moyen-Orient-Grande Afrique, les hausses de tarif ont été modérées et n'ont pas permis de compenser la forte augmentation des prix des matières premières laitières.

Le groupe a néanmoins décidé de maintenir un fort soutien de ses marques par des investissements promotionnels et publicitaires importants, pour accroître ses parts de marché et développer ses nouvelles géographies.

Le conseil d'administration du 8 mars 2018 a proposé la distribution d'un dividende de 7 euros par action.

En 2018, l'incertitude reste forte dans certaines régions où le groupe détient des positions importantes, comme au Proche et Moyen-Orient ; la situation économique dans les zones de conflit reste très difficile, et n'offre pas de visibilité au cours des prochains mois.

Sur ses marchés matures et notamment en Europe, l'année 2018 débute avec des négociations commerciales à nouveau tendues, avec une revalorisation tarifaire insuffisante pour couvrir son investissement dans la revalorisation de la filière laitière, et ce malgré les engagements pris dans la droite ligne des Etats Généraux de l'Alimentation qui se sont tenus au second semestre de 2017 en France.

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